Yves Tchakounte

Cameroun : le Collectif contre le vol d’enfants se mobilise

Vu l’ampleur du phénomène de trafic d’enfants dans les quartiers, les hôpitaux et centres d’accueil sous la tutelle du ministère des Affaires sociales au Cameroun, le collectif « SOS Enfants Volés »  a organisé la projection d’un documentaire  pour montrer la face cachée de ce trafic. La projection prévue le 1er novembre 2014 au restaurant cabaret La Chaumière de Douala a fait l’objet d’une interdiction.

Après trois mois d’enquête et de collecte d’informations, le Collectif -composé de 16 organisations de défense de droits de l’homme- a réalisé un documentaire sur le trafic d’enfants intitulé : « Enfants volés au Cameroun : un scandale d’Etat ». Une initiative afin de montrer l’ampleur du phénomène et susciter une mobilisation des différents acteurs.

La diffusion de l’avant-première de ce documentaire devait avoir lieu le samedi 1er novembre 2014 au restaurant cabaret La Chaumière sis au quartier Bonapriso à Douala. Y étaient attendus plus de 400 invités parmi lesquels les autorités administratives, diplomatiques, traditionnelles et religieuses.

Le Collectif SOS Enfants Volés

Projection vidéo du collectif SOS Enfants Volés interdite

Mais l’administration camerounaise a  interdit la projection du court métrage. Une fois encore, elle a brillé par son arbitraire et son hostilité à l’émergence de la citoyenneté. Elle a aussi montré que la lutte contre les fléaux sociaux n’était pas une de ses priorités. Sont descendus sur le terrain, le préfet du département du Wouri, 5 commissaires de police, 2 commandants de gendarmerie, les services de renseignement et plusieurs éléments de ces différents corps. Et contre toute attente, la salle apprêtée pour la circonstance a été fermée sans autre forme de procès.

De ce fait, le Collectif s’est rendu au siège de l’association Cameroon O’Bossoau quartier Bali où s’est finalement tenue la projection du documentaire avec une présence de près de 150 participants, parmi lesquels la représentante du Sous-préfet de Douala 1er et la représentante du Maire de Douala II, malgré le changement d’itinéraire, la pression et l’arbitraire de la haute administration de la ville de Douala. Ce malheureux incident nous démontre combien, l’arbitraire de nos autorités va grandissant. Les droits des participants sont bafoués, et ceux des victimes de vol d’enfants pris en otage. Nous sommes tentés de nous poser la question de savoir si nous sommes dans une République?

Après cette diffusion du documentaire, un échange a été ouvert entre les victimes, les personnes-ressources, les journalistes venues nombreux et les participants, et un constat évident est que l’importante participation des camerounais à cette événement qui touche le centre même de l’humanité, c’est-à-dire les enfants, démontre à suffire que le peuple n’accepte plus d’être muselé. Ce grand intérêt rassure le Collectif dans sa démarche de faire entendre le droits des enfants et des mères.

Les contradictions de l’administration

Il faut également noter que ce malheureux couac nous a permis d’apprécier des contradictions, voire l’arbitraire de l’administration Camerounaise. Comment donc comprendre que le Sous-préfet de Douala 1er se fait représenter dans un événement qualifié de trouble à l’ordre public et interdit par le Préfet du Wouri ? Comment comprendre que le Sous-préfet qui est habilité à recevoir les déclarations de réunions publiques et d’en juger l’opportunité de trouble à l’ordre public n’a pas trouvé nécessaire de demander une déclaration à un événement où il a été lui-même invité ? Et que dire du Préfet, qui en principe n’est pas habilité à recevoir les déclarations de réunions, se prononce sur l’interdiction d’un événement pour lequel le Sous-préfet dans son territoire de commandement à trouver bon de se faire représenter ?

Plus encore, comment comprendre qu’une intervention, pour interdire la projection du documentaire, ne soit pas coordonnée par les différents corps de sécurité ? Nous avons  assisté à une sorte de rixe entre les éléments de la police, les services de renseignement et la gendarmerie, tous en tenue civile. La scène se déroule à Bonapriso, devant les membres du Collectif surpris par le spectacle ahurissant. Raisons du spectacle : dispute du contrôle des opérations et de la hiérarchie sur le terrain.

L’engagement du Collectif SOS Enfants Volés malgré les barrières

Ces fait nous démontrent davantage combien les acteurs, les citoyens, sont en danger permanent, par rapport à l’intérêt que ces autorités portent moins à la sécurité qu’à la lutte de pouvoir et de contrôle. De cette  manière, les forces de sécurité sensées assurer la protection du peuple vivent elles-mêmes dans l’insécurité et dans une rivalité entre corps.

Le Collectif ne comptant pas s’arrêter en si bon chemin et rejoint par de nombreux citoyens, invite chacun de vous à retrouver le documentaire : Enfants volés au Cameroun : Un scandale d’Etat, sur Youtube et à retirer sur CD au siège de Cameroon Obosso à Bali adressez un mail à : cameroonobosso@gmail.com. Ou encore affairekileba@gmail.com.

SOS Enfants Volés


Quelle justice au Cameroun vers l’émergence 2035 …

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L’émergence en 2035 à notre entendement, signifie tout d’abord la compréhension dès à présent par vous dirigeants de votre rôle prépondérant. Ensuite, la fidélité dans l’objectivité et la rationalité des comportements au profit de l’avenir de la nation dont vous détenez les rênes du pouvoir. Et enfin, de l’exercice loyal de ce patriotisme qui recommande l’entier engagement dans vos missions, essentiellement pour le bien-être des camerounais, et non le vôtre avant tout.

Il est incompréhensible que des personnes commises à une tache publique dans un domaine délicat comme la justice, se considèrent comme des « voyous de la république », se croyant n’avoir aucun compte à rendre tant à leurs hiérarchies, ainsi qu’aux citoyens qu’ils affectent profondément dans leurs déviances.

Les seuls représentants du peuple ne sont pas uniquement les parlementaires, les sénateurs, les maires ou le Président de la République qui jouissent tous d’un pouvoir électif.Ceux qui le pensent ainsi comme certains de ces juges et magistrats, sont en véritable déroute ! Non seulement, ils devraient comprendre et admettre qu’ils participent par leur interprétation aux lois votées aux parlements, à la formulation de la volonté générale.

Bien plus, ils rendent leurs jugements « au nom du peuple camerounais », comme l’a fort opportunément rappelé Monsieur Alexis DipandaMouelle, Président de la Cour suprême du Cameroun, le 28 février 2008, à l’occasion de la rentrée solennelle de cette institution : « (…) La justice est rendue au nom du peuple camerounais. Les acteurs de ce service[…] doivent par conséquent veiller à mériter la confiance de ce peuple (…) ».

Il nous semble donc très important qu’avant d’agir de manière maladroite et contre l’ordre normal des choses, nos juges et magistrats devraient tout d’abord se rappeler qu’ils ont une grande responsabilité dans les actes et décisions qu’ils prennent. Cette responsabilité est avant tout d’ordre moral. Elle est aussi et après tout d’ordre public, à quelque niveau que ces juges se trouvent. Par conséquent, ils ont le devoir de se comporter conformément aux valeurs, et lois de la république, en se posant en permanence ces questions : « pourquoi suis-je là ?», et « pourquoi j’ai été nommé à ce poste ? ».

La « malgouvernance » qu’on a tendance à souvent décriée passe aussi par ce corps de métiers, une des raisons de ce qu’on pourrait qualifier de « malcitoyance » comme l’a dit un citoyen, si le terme sied et explique tant de drames qui se vivent au sein de nos cités, et parfois à cause de mauvaises décisions de justice, prises tout simplement sur la base des intérêts maffieux et criminels de ces hommes en toge.

Si nos ancêtres, les premiers citoyens de notre pays qui nous ont devancé où ils se trouvent en ce moment pour leurs repos éternels, se sont battus pour nous donner notre « raison d’être camerounais » d’aujourd’hui,  c’était pour que ceux qui devaient prendre le flambeau après eux, et continuer la lutte pour le meilleur épanouissement des populations, permettent coûte que vaille à ce que triomphe en permanence et pour longtemps :le bon droit et la légitimité.

Il est malheureusement regrettable que nos hommes de lois, notamment certains de nos juges et magistrats, contribuent plutôt dans leurs exactions à agir contre ces principes, en réduisant considérablement les chances de notre pays, ainsi que les ambitions formulées dans les adresses à la nation de la plus haute autorité de l’état, le Président de la République, en faveur de cette « émergence horizon 2035 ».

Nous avons encore besoin de rêver pour notre Cameroun. Nous avons aussi besoin de nous sentir chez nous, et protéger. Nous avonssurtout besoin, d’un contexte sain et rassurant, où les uns respectent les autres, et où la majorité peut encore se remettre à croire en l’impartialité des juges, face à tous ceux  pour qui la honte semble définitivement avoir foutu le camp, au regard de leurs prismes obturés portant délicatement atteinte à l’harmonie au sein des familles, et au respect de nos valeurs traditionnelles sur le chemin de cette émergence que vous nous laissez miroité pour 2035.

Une perspective d’émergence qui pour nous signifiera, avec le retour des choses à la normale : citoyenneté ; discipline ; et respect des canaux d’une justice équitable, rationnelle et logique.

Sans cela, très chers hommes de pouvoir au Cameroun, la situation qui prévaut en bas, probablement sans que vous en soyez au faite en haut, nous laisse ce relent de conviction que nous courons vers cette faillite qui semble nous poursuivre comme une tare vers l’abîme, et face aux« grandes réalisations » auxquelles nous continuons à croire quand même sous le régime du renouveau, ainsi que ces « grands chantiers », et autres grands travaux et « projets structurants » annoncés …

Monsieur NDAM BACHIROU M.

Douala – Cameroun.

Tél. : (237) 99 33 08 74

Email : bechirndam@yahoo.fr

mougnutou@gmail.com

 


Le Cameroun est-il un pays de droit ?

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J’ai reçu ce midi une lettre d’un ami, handicapé de son état, dans ma boîte mail me demandant de publier une lettre ouverte au président de la République. Il ne m’est jamais arrivé de recevoir ce genre de sollicitation qui me paraît opportun au moment, justement, où ce président a célébré hier ses ans à la magistrature suprême. C’est une lettre de détresse d’un citoyen qui est abusé par certaines personnes en complicité avec la justice. Il a donc décidé d’ouvrir son cœur pour partager ses souffrances. Une très longue lettre, donc.

LETTRE OUVERTE – Par Bachirou NDAM

MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,
MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT,
MONSIEUR LE MINISTRE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX,

Il y a lieu d’avoir vraiment peur de vivre dans une société comme la nôtre, et de croire en l’émergence du Cameroun, dit-on, en 2035, lorsqu’on vit des situations terribles et des dérives dangereuses qui amènent à craindre parfois le pire. Une société où le ridicule ne tue plus, car certaines âmes semblent « nés avant la honte » ; où très peu ont encore des scrupules, et où la plupart d’entre nous au regard de ce que nous vivons, ou sommes contraints de vivre, ne pouvons plus projeter dans l’avenir, dans un milieu où la justice semble ne pas être la chose la mieux partagée pour tous.

Voici une autre affaire de liquidation des biens de succession qui tourne à l’enrichissement de certains hommes de justice, « vrais ayants droits ? » du disparu, à la place de ceux-là qui n’ont plus que leurs yeux pour pleurer, tout à côté des autres affaires de malheureuse mémoire notamment : SOPPO PRISO et FOUDA ANDRE, pour ne citer que ces deux cas là parmi tant d’autres !

Lorsque notre regretté papa décède le 11 Août 2008, soit juste six (06) mois après mon fatidique accident à domicile en Février de la même année, une situation douloureuse et contraignante qui me vaut jusqu’à ce jour le fauteuil roulant de paraplégique que je suis devenu,

Nous ne pouvions pas nous imaginer un seul instant que quatre (04) années plus tard, nous allons nous retrouver à subir les exactions d’un juge et de ses acolytes, plus que décidés à spolier jusqu’au dernier centime nos biens d’héritage, des biens dont notre géniteur aura travaillé dur et avec des privations afin de les rassembler au profit de la famille, avec : loyauté au Président de la République, fidélité aux institutions de notre pays, et surtout respect de la chose d’autrui et du bien public, partout où il aura été sollicité par la très haute hiérarchie.

Monsieur NDAM AMADOU, commandeur de l’ordre de la valeur à sa disparition, a été un haut fonctionnaire de la république du Cameroun. Il a exercé principalement dans le secteur des transports, depuis le début de sa carrière professionnelle dans les années 1970, jusqu’à sa mise en retraite par décret du Chef de l’État en 2004. Beaucoup l’ont connu avant sa mort sous le pseudonyme de « Nji SOCAMAC », du nom de l’entreprise portuaire SOCAMAC (Société Camerounaise de Manutention et d’Acconage), devenue plus tard GEODIS après le rachat post-privation par les français.

Il aura de ce fait passé plus d’une décennie comme Directeur Général dans cette société d’état, avant d’achever sa carrière comme haut responsable au Ministère des Transports où il l’avait débuté comme Directeur des Transports. Il a aussi présidé plusieurs fois, sans faillite aucune dans ses missions, les commissions spécialisés de marchés des structures comme : le Port Autonome de Douala (PAD) où nous connaissons les rebondissements judiciaires qui s’y sont déroulés, ainsi que l’Agence des Régulations de Télécommunications (ART). Il y a toujours accompli ses devoirs avec tact, respect de la chose publique et de sa hiérarchie, et fidélité et loyauté au régime politique en place.

Au moment où sa seconde épouse du nom de Madame PECHA LADIFATOU, décide d’ester en justice sous les conseils de certaines élites bamoun, ethnie d’origine de son époux, notamment un des soi-dits amis et proches de Monsieur NDAM AMADOU, par ailleurs haut gradé de l’armée camerounaise en retraite à ce moment, ainsi que d’autres que nous ne citerons ici mais qui se reconnaîtront très bien, même dans l’entourage du palais des rois, malheureusement, et qui oublient que « PROVOQUER LA PLUIE SUR LE TOIT DE SON PROCHAIN, RISQUE D’OCCASIONNER PLUS TARD L’ORAGE SUR SON PROPRE TOIT APRÈS EUX»,

Tout semblait avoir été mené et géré jusque-là par la famille, selon le strict respect des dernières volontés du disparu, contenues dans le testament écrit et confié à Sa Majesté le Sultan Roi des Bamoun, le Très Honorable Sénateur El Hadj IBRAHIM MBOMBO NJOYA ; puis lu en public au palais des rois bamoun comme de coutume, avec désignation de l’héritier principal de Nji NDAM AMADOU. En rappel, et cela mérite de se savoir, Monsieur NDAM AMADOU était un grand notable au palais, héritier désigné par son feu papa comme le Chef de famille, d’où son titre traditionnel de NJI.

Madame PECHA LADIFATOU, ainsi que ses quatre (04) enfants encore mineurs ont eu à bénéficier islamiquement et à part égale, comme le recommandaient les dispositions testamentaires ci-dessus relevées, des mêmes attentions que sa coépouse, Madame LINJOUOM MARIATOU et ses huit (08) enfants dont j’en suis l’aîné. Encore que cette même personne, à savoir dame PECHA LADIFATOU ne méritait pas, civilement parlant, de tout ce qu’elle aura reçu comme quotte part de biens après les différents partages régulièrement observés, et auxquels elle a eu bel et bien à participer sans contraintes, avec des décharges de sa part consignées dans les archives de la famille NJI NDAM TAPIT à KoupaMatapit dans l’arrondissement de Foumban.

En effet, Madame PECHA LADIFATOU a convolé en secondes noces à Foumban avec Monsieur NDAM AMADOU en 1996, sous le RÉGIME POLYGAMIQUE DE BIENS SÉPARES. Au moment où elle a eu à intégrer le foyer de son époux, elle a eu à y trouver une première épouse, mariée à Foumban à ce monsieur depuis 1970, sous le RÉGIME DE BIENS COMMUNS. Ce qui signifie tout simplement qu’au moment de l’intégration de la famille de son époux, Madame PECHA LADIFATOU a eu à trouver tous les biens ou presque dans leur majorité laissés en héritage et aujourd’hui querellés EGOÏSTEMENT par elle avec le curieux soutien d’un juge : le MAGISTRAT JOHN JOHN DU TRIBUNAL DE FOUMBAN.
Surprenants ont été les actes posés par ledit juge après qu’il ait été saisi par l’injuste plaignante depuis l’année 2012.

D’abord, par une correspondance initiée le 16 Janvier 2013 par Madame PECHA LADIFATOU, un séquestre judiciaire en même temps désigner pour commettre une expertise des biens querellés, Monsieur NGOUNE CLAUDE, agent d’affaires sans bureau fixe et localisable, qui résiderait à Bafoussam selon l’adresse communiquée où il ne se trouve (B.P. 1219, Tél. 77 83 69 06), sera décidé en violation des dispositions en vigueur le même jour par le juge, sans raisons aucunes, et sans vérifications des dires de cette dame par confrontation des parties.
Cf. copies desdits actes en fac similé.

Ensuite, la manifestation des intentions maffieuses du juge se fera de plus en plus ressentir, lorsque plusieurs mois après, il rejettera toutes les sollicitations de demande d’avancement d’hoiries formulées par les ayants-droits du premier lit en souffrances, notamment :
Madame LINJOUOM MARIATOU, une épouse plus qu’éprouvée par ses allers et retours sans résultats auprès du juge JOHN JOHN, parvenue au troisième âge, régulièrement malade et ayant besoin d’attentions sanitaires permanentes, une béquille à la main après un accident malheureux dont elle aura été victime quelques mois auparavant ;
Monsieur NDAM BACHIROU M., victime d’une chute à domicile, paraplégique de son état, et qui après aussi des voyages à risques à Foumban pour solliciter ce qui lui revient de droit afin d’entamer enfin ses soins de rééducation motrice et fonctionnelle, a dû aussi rentrer sans résultats de ses démarches, devant un juge insensible ;
Le reste des ayants-droits du premier lit, dont une étudiante ne pouvant payer normalement ses études universitaires, et des chefs de famille dont les enfants pour certains peinent à bénéficier d’une éducation scolaire sereine, par la faute d’une justice inhumaine.

En rappel, et comme le lui exigeait l’ordonnance le désignant comme séquestre, Monsieur NGOUNE CLAUDE ne s’est jamais présenté aux ayants-droits du premier lit pour leur signifier la décision du juge. Il n’a non plus ouvert un compte bancaire du séquestre pour une meilleure lisibilité des dépenses effectuées par lui dans le cadre de ses fonctions. Il n’a non plus fourni jusqu’ici de rapports de gestion des fonds à sa disposition, une autre erreur dans l’application des termes de l’ordonnance le désignant.

Et plus grave, aucun entretien n’a été fait par lui dans les maisons sous son séquestre, où entre coupures d’électricité et d’eau, les ayants droits sont obligés d’évoluer par la mendicité afin de maintenir le cap, Monsieur NGOUNE CLAUDE et à travers lui, le juge JOHN JOHN, ne voulant réagir favorablement aux demandes légitimes d’avance de droits avant le partage définitif en vue d’après le Tribunal de Foumban, à la demande de dame PECHA LADIFATOU, décidée à mener la vie dure à sa coépouse et ses enfants.

Enfin, et plus grave une fois de plus, ce qui s’est opéré jusque-là par le juge en question, le rendu d’une décision provisoire de justice, renfermant la désignation d’un cabinet de notaire à Foumbot, chez Me NEGOUE MICHEL, dont les missions assignées seraient la vente des biens en question (immobiliers), le règlement des taxes d’impôts et des honoraires du notaire, et le reversement du reste de la vente au juge avec le plan de partage aux ayants-droits. Une autre atteinte aux dispositions légales en vigueur qui nous poussera à saisir Monsieur le ministre de la Justice, garde des Sceaux, à travers une correspondance introduite le 16 Juillet 2014.

En rappel, plusieurs tentatives d’arrangement à l’amiable ont été initiées par le premier lit afin de mettre un terme à cette mascarade judiciaire dont Madame PECHA LADIFATOU ne maîtrise pas ou plus elle-même le point de chute, ainsi que les conséquences que génèreront la discorde familiale qu’elle aura organisée. Tant au niveau de la famille en présence des exécuteurs testamentaires désignés par Monsieur NDAM AMADOU, notamment : Messieurs POYOUNA ISSAH, PEMENZI OUMAROU et NSANGOU ABDOU SALAM ; qu’au devant de Sa Majesté le Sultan Roi des Bamoun, l’honorable Sénateur MBOMBO NJOYA IBRAHIM, assisté de son premier adjoint NJI PAFOYOUOM IDRISS et d’une épouse du roi, notre maman au palais des rois bamoun, la reine Neh OURETOU ; sans oublier les propositions voilées d’intentions maléfiques faites par le juge JOHN JOHN en les présences de Madame PECHA LADIFATOU et Monsieur NDAM BACHIROU M. convoqué en urgence au mois de Mars 2014 à Foumban par ledit magistrat à Foumban, et pour rien à la fin dans son état physique.

Cette même personne à savoir Madame PECHA LADIFATOU, une menteuse patentée, doublée d’un phénomène inexplicable, n’a plus vraiment honte dans son « voyoutisme ». Se rend-t-elle compte que le juge JOHN JOHN exploite à fond sa naïveté criarde et son illettrisme manifeste, pour se préparer sa retraite dorée sur les avoirs de son feu époux ? Pense-t-elle-même encore à la mémoire de ce mari qui était sien, lui qui dans sa demeure éternelle ne demande à ses épouses, dont elle, et à ses enfants, qu’un minimum de retenue et pas d’égocentrisme et d’égoïsme dans tout acte posé impactant sur les biens d’héritage qu’il a laissés après lui, pour le bien de tout le monde, ses descendants directs en premier, afin qu’il se repose définitivement en paix ?

A-t-elle connaissance un seul instant des bases juridiques de partage de biens de succession, elle qui a tout trouvé à son arrivée en 1996, de part l’acte de mariage N° 28/96 contracté à la CR de Foumban, du 07 Décembre 1996, une première épouse en la personne de Madame LINJOUOM MARIATOU, de part l’acte de mariage N° 119 contracté à la CRME Foumban, le Cinq Septembre 1970, qui a passé près de son époux avant l’arrivée de Madame PECHA LADIFATOU parmi nous, plus d’un quart de siècle avec des sacrifices énormes, afin de bâtir un nom autour de la dynastie NJI NDAM TAPIT de KoupaMatapit ? Se souvient-elle de tout ce que Madame LINJOUOM MARIATOU a éprouvé comme privations, afin de permettre à leur époux d’agir en toute équité envers ses épouses, selon les prescriptions islamiques ?

Aujourd’hui, celle qui l’a accueilli près d’elle avec bon cœur et humanisme, comme sa fille, et qui lui a donné un gobelet d’eau fraîche afin de lui souhaiter la bienvenue, ne mérite plus que dans son état de santé très fragile, béquilles à la main, de l’eau bouillante pour Madame PECHA LADIFATOU, cette dernière lui ayant plus d’une fois retourné négativement l’ascenseur de son antipathie de diverses manières cruelles !

Madame PECHA LADIFATOU se plaint partout à travers des commérages fabriqués de toutes pièces d’avoir été abandonné par la famille. De quelle famille parle-t-elle lorsqu’un de ses enfants jouit depuis de longues années d’une excellente éducation scolaire à Njombé, aux soins de Monsieur POYOUONA ISSAH, cousin de Monsieur NDAM AMADOU, qui bien avant la disparition de Monsieur NDAM AMADOU avait pris la décision de s’occuper tout seul du rejeton de Madame PECHA LADIFATOU ! Qui a retiré le reste de ses enfants de l’école où ils fréquentaient à Douala, sous la tutelle de leur oncle et petit frère utérin de Monsieur NDAM AMADOU, le nommé Monsieur PEMENZI OUMAROU ?

Si ce n’est elle, que Madame PECHA LADIFATOU nous dise qui a posé un tel acte stupide contraignant ces enfants à la vie du village à KoupaMatapit, puis à Foumban où depuis longtemps Madame PECHA LADIFATOU a trouvé un toit aux frais de qui elle le sait toute seule, sans l’aval d’aucun membre de la famille NJI NDAM TAPIT qui l’observe depuis agir contre la morale traditionnelle comme civile, sans en dire un mot !

Pour protéger ses propres enfants de la distraction par leur maman de leurs avoirs d’héritage, des comptes bancaires avaient été ouverts à la SCB-CL à Douala. Les sommes allouées après une répartition équitable entre tous les ayants droits, sans discriminations aucunes, y ont été régulièrement reversés pour les besoins de santé, d’école, et autres des quatre enfants de Madame PECHA LADIFATOU. Ces dits comptes avaient été dotés pour les retraits à venir, du mécanisme de la double signature, dont celle de la maman des enfants, et soit celle de Monsieur NDAM IBRAHIMA AZIZ, héritier principal et administrateur démis injustement par le juge JOHN JOHN, ou alors celle de Monsieur POYOUONA ISSAH à la demande même de Madame PECHA LADIFATOU.

Alors, lorsque Madame PECHA LADIFATOU déclare partout à qui prête oreille à l’écouter dans sa dérive, que les enfants ont été abandonnés à sa seule charge, pourquoi a-t-elle décidé :
– de ne plus poser les problèmes de ses enfants en conclave familial, comme cela se passait avant sans problème, afin de justifier les décaissements opérés dans les comptes bancaires desdits enfants, et cela pour un meilleur rendu de la gestion de leurs avoirs d’héritage aux enfants lorsqu’ils devaient atteindre leur pleine majorité ?

– de demander la désignation d’un séquestre judiciaire, dont elle seule et le juge JOHN JOHN peuvent nous donner à ce jour face à la piteuse gestion de l’ordonnance de séquestre par Monsieur NGOUNE CLAUDE, les vrais mobiles qui auront motivé la décision de désigner ce séquestre ? Sauf si comme le séquestre NGOUNE CLAUDE qui se sucre depuis deux années sur la fortune de Monsieur NDAM AMADOU, avec la bénédiction de sa seconde épouse PECHA LADIFATOU, lui qui a déclaré sur procès verbal de police à Bafoussam dans les services de la police judiciaire, avoir tout remis au juge JOHN JOHN : argent comme rapport de gestion de son séquestre, sauf ci disions-nous Madame PECHA LADIFATOU trouve son compte dans cette décision de justice privant injustement sa coépouse et ses enfants de ce qui aurait pu les aider à gérer certains soucis matériels dans leurs vies, comme l’avait souhaité Monsieur NDAM AMADOU !

Monsieur le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, saisi du dossier et informé des actions négatives du juge JOHN JOHN, l’aura solutionné en donnant des instructions à Monsieur le Secrétaire général de son département ministériel afin qu’une issue définitive soit trouvée à ce différend pendant. C’est ainsi que le Secrétaire général du Ministère de la Justice a demandé à Madame LINJOUOM MARIATOU par la correspondance N° 08114/CD/7738/14/DANRS du 19 Août 2014, de se mettre en contact avec le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bafoussam, relativement au suivi de la suite réservée par sa hiérarchie à ce dossier. Par la même occasion, le Procureur Général a été saisi en interne sur la même question.

Après la rencontre avec ce haut magistrat à Bafoussam, puis celle avec le Procureur de la République à Foumban vers qui Madame LINJOUOM MARIATOU a été renvoyée, et les décisions du haut magistrat de Foumban prises pour tenter un arrangement à l’amiable entre les parties, ainsi que la récupération auprès du séquestre NGOUNE CLAUDE convoqué sous huitaine, de près deux années de loyer des immeubles de Yaoundé Bastos sous son séquestre à raison d’une somme avoisinant plus d’une TRENTAINE DE MILLIONS DE NOS FRANCS CFA environ,

Madame LINJOUOM MARIATOU n’a finalement que ses yeux pour pleurer avec ses enfants après la curieuse relaxe du séquestre NGOUNE CLAUDE, interpellé le Lundi 20 Octobre 2014 au matin par les services de la Police Judiciaire (P.J.) de Bafoussam, après une plainte déposée par les ayants droits du premier lit deux semaines auparavant, à la demande expresse du Procureur de la République de Foumban, qui par la même occasion aura servi à la P.J. de Bafoussam un mandat d’amener du sieur NGOUNE CLAUDE après son interpellation.

Question : Pourquoi relaxé un « malfrat » que nous avons décidé d’interpeller, alors que les fonds qu’il détient sur ordonnance judiciaire N° 01/2013/CAB/PT/FBAN du 16 Janvier 2013, du juge JOHN JOHN, n’ont aucune destination finale jusqu’ici, si oui sa déclaration sur procès-verbal de la police où il dit avoir tout remis au juge JOHN JOHN ? Pourquoi aussi demander de reformuler une autre correspondance à Monsieur le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, qui aura déjà donné des instructions comme solutions à ce litige, et dont nous n’avons qu’à appliquer pour agir en toute responsabilité et conscience ?

Ajouté à ces faits :
– la récente décision du juge JOHN JOHN portant désignation d’un juge mandataire devant agir aux noms de Madame LINJOUOM MARIATOU et de ses enfants pendant la vente des biens immobiliers querellés, programmée pour les semaines à venir, et sans jugement définitif rendu par le juge JOHN JOHN décidé à enfreindre jusqu’au bout aux dispositions légales en vigueur, sous le nez des ayants droits de feu NJI NDAM AMADOU, et particulièrement Madame LINJOUOM MARIATOU et ses enfants ne bénéficiant pas de ses faveurs comme la dame PECHA LADIFATOU bien introduite apparemment auprès de ce personnage.

– Le renvoi ce 28 Octobre 2014, une fois de plus et indiscutablement de trop depuis plusieurs mois, du délibéré final de cette affaire judiciaire, par le juge JOHN JOHN, installé sur son trône magistral, dont les intentions manifestes, nous le pensons fortement, se révèlent être le braquage à tous les prix des biens d’héritage de la progéniture de Monsieur NDAM AMADOU.

Ce juge a d’ores et déjà demandé au notaire NEGOUE MICHEL à Foumbot de vendre en notre absence, contrairement à ce que requiert la loi, l’ensemble des biens immobiliers de Monsieur NDAM AMADOU, en commençant par la résidence familiale de plus de trois générations d’homme de KoupaMatapit.

Il lui a aussi demandé bien avant son verdict définitif vidé que nous attendons toujours, de régler les frais d’impôts après vente, ainsi que les frais de notaire, et de lui remettre le reste de l’argent de la vente accompagné du plan de partage notarial afin qu’il rende enfin le délibéré définitif et remette à chacun des ayants droits de Monsieur NDAM AMADOU, sa quotte part décidée entre le juge JOHN JOHN, le notaire NEGOUE MICHEL, et Madame PECHA LADIFATOU qui fréquente de plus en plus ces derniers temps le bureau du magistrat à Foumban, pour la raison qu’elle et le juge maîtrisent si bien.

Enfin sur un énième jugement avant dire droit (ADD), au lieu de vider définitivement ce litige dans son fond comme dans sa forme, il a commis de nouveau son expert à lui afin d’évaluer ce que peut représenter, comme loyer la résidence NDAM AMADOU de Douala depuis Août 2008 (date de décès de son propriétaire) jusqu’à ce jour. En rappel, la famille du défunt y loge depuis 1994 jusqu’à la mort de celui-ci, et au-delà de cette période jusqu’à ce jour, y compris Madame PECHA LADIFATOU qui détient encore avec elle les clés de son compartiment à elle depuis son arrivée en mariage.

La question formidable à se poser de ces jugements provision à répétition tournant au ridicule à la fin, c’est celle de savoir comment on peut demander à des propriétaires d’un bien immobilier laissé en héritage par le chef de famille disparu, de payer le loyer de l’occupation de ce qui leur appartient de droit. Et par ailleurs, payer à qui, et pour qui, si ce n’est pour les visées bassement maladroits du Magistrat JOHN JOHN et de ses acolytes, dont Madame PECHA LADIFATOU.
Tout simplement rocambolesque tout ce qui se fabrique jusqu’ici, depuis plus de deux années, au Tribunal de Grande Instance de Foumban. Notre cas ici présenté n’est pas, parait-il le premier, si on se réfère à d’autres, bien avant le nôtre, où ce monsieur et sa même bande d’acolytes se sont déjà produits en spectacle, depuis plus d’une décennie d’exercice de ses fonctions à Foumban, sous l’œil du Conseil National de la Magistrature.

Tout aussi déplorable de se savoir DOUBLEMENT ORPHELINS, dans un pays où nous pensions pouvoir encore croire comme tout le reste, en notre justice afin de rétablir à leur place les prétentions malveillantes d’une partie : en toute impartialité, légitimité et légalité. Plus que décevant de se dire «FIER D’ÊTRE CAMEROUNAIS», et d’y vivre comme ci nous étions des étrangers venus d’une contrée lointaine.

Monsieur NDAM BACHIROU M.
Écrivain.
Douala – Cameroun / Tél. : (237) 99 33 08 74
Émail : bechirndam@yahoo.fr / mougnutou@gmail.com

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Au Cameroun, la polio se porte bien !

Depuis octobre 2013, le Cameroun connait un cas de poliomyélite découvert dans la région de l’Adamaoua. Ça fait un an déjà que le pays tout entier se livre à une lutte permanente contre cette maladie donc la cible se recrute parmi les enfants de moins de cinq ans, voir 10 ans. Un an de campagne intense qui va connaitre son apothéose lors de la dernière campagne organisée du 30 octobre au 2 novembre 2014 à travers toutes les dix régions que compte le pays. Un an de campagnes dont les résultats sont loin d’être positifs compte tenu de beaucoup de résistances de certaines familles et des pesanteurs de l’administration de la santé.images

Le contexte de la campagne : La polio est une maladie contagieuse causée par un virus qui attaque surtout les membres, les affaiblit et les paralyse pour tout le reste de leur vie. Depuis qu’un cas de cette maladie a été découverte dans la région de l’Adamaoua, le Cameroun est en épidémie totale, il est donc en état d’alerte. Depuis octobre 2013, date à laquelle un cas de polio a été découvert, le ministère de la santé publique, avec l’appui des organisations internationales, a lancé des campagnes de sensibilisations et de vaccination contre cette maladie contagieuse. Comme il est d’ailleurs de coutume, un seul cas déclaré de polio fait d’un pays un territoire en alerte et par conséquent, les migrations et les échanges internationaux prennent de sérieux coups. Pour éviter d’être mis en quarantaine, le gouvernement camerounais investit donc pour limiter les dégâts.

Le contenu et le but de la campagne : Un an de campagne où les populations ont été sensibilisées sur les services qu’elles pourraient bénéficier. Tout au long de ce périple, multiples tours de vaccinations ont été organisées. Les enfants de 0 à 5 ans dans les huit régions à savoir, le Littoral, le Nord, l’Extrême-Nord, le Centre, l’Ouest, le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et le Sud et les enfants de 0 à 10 ans pour les deux autres régions à savoir l’Adamaoua et l’Est sont concernés, sans oublié toute la population des réfugiés de ces deux dernière régions. Lorsqu’on est en face d’une maladie qui n’a pas de traitement, le moyen le plus sûr de pouvoir éradiquer la maladie est soit la prévention à travers l’observation des mesures d’hygiène à savoir se laver les mains à l’eau avec du savon avant de manger et après les toilettes ; faire bouillir l’eau avant de la boire ou utiliser une autre méthode de potabilisation ; laver les fruits avant et les légumes avec de l’eau propre avant de les consommer ; ne pas faire les selles à l’air libre ; bien nettoyer la cour et les alentours des maisons et concessions, soit la prévention à travers de multiples vaccinations.

Les stratégies de la communication : Il se trouve que le Cameroun a opté pour une campagne répétée et de proximité appelée porte-à-porte. « Campagnes Répétées » pour la simple raison que la multiplication des vaccins est un gage de protection assurée : plus, l’enfant est vacciné à chaque passage des agents de la santé publique, mieux il est immunisé contre la poliomyélite. C’est aussi un gage d’assurance pour stopper la maladie face la gravité de la situation : l’épidémie. « Campagnes de proximité » pour signifier que les agents du ministère de la santé publique chargés de la sensibilisation pour les uns et de l’administration de la dose de vaccin pour les autres, sont appelés à aller vers les ménages, les écoles, les églises, les communautés, les plantations, les rues et autres. Tous les enfants, sans discrimination sont concernés, qu’ils soient camerounais ou non.

Pendant que nous amorçons le dernier virage des campagnes de communication, de sensibilisation et de vaccination pour donner aux populations les mesures de protection contre la polio, les personnes handicapées considérées comme les survivants, comme ceux qui ont vaincus la maladie, je veux dire les personnes en situation de handicap, les personnes plus concernées et les plus outillés pour servir de relai dans la communication, n’ont malheureusement pas été associé comme partenaire à la lutte. Ils  assistent donc, médusées, à ce qu’on pourrait appeler une campagne déficiente dont les résultats sont mitigés.

Les associations appelées à la rescousse : Le 24 octobre dernier, journée internationale de la lutte contre la polio, l’association Gic-Handyc, entre autres, regroupant quelques personnes en situation de handicap à Douala, reçoit la visite des personnes peu ordinaire. Elles se présentent en leur qualité de représentant de l’Unicef pour les uns, du Ministère de la Santé Publique pour les autres. L’objet de leur visite ? Solliciter l’apport des personnes handicapées pour mener à bien l’efficacité de cette campagne qui va connaitre son dernier virage le 2 novembre 2014. Dans leurs plaidoyers, elles présentent les personnes handicapées comme les meilleurs interlocuteurs face à ce que nous pouvant appeler ici la réticence des parents et de la population à accepter la vaccination sans non moins étaler au fil des discours les résultats mitigés de cette campagne. Il ressort donc de ces discours que le Cameroun est le pays qui a le plus misé sur cette campagne en Afrique. Avec ses 20 millions d’habitants, le Cameroun a déjà dépensé plus du double que le Nigéria qui est plus touché et qui a plus de 200 millions d’habitants. Le constat est donc alarmant et appelle à plus de responsabilité des agents de la santé qui ont cru sonner l’alerte en interpellant, enfin, les personnes les plus concernées par cette campagne.

Les enjeux de la campagne et les leçons : Comme la campagne pour la lutte contre le VIH-SIDA où les personnes séropositives sont les plus impliquées dans les campagnes, les personnes handicapées devraient donc être les plus impliquées pour la lutte contre la polio. Mais, tel n’a pas, malheureusement été le cas, à entendre ces fameux visiteurs qui sont venus, disent-ils, solliciter l’apport des handicapés et surtout recueillir des avis pour une campagne pérenne. Là justement est le hic ! Depuis octobre 2013, aucune association de personnes handicapées n’a été sollicitée pour la campagne. Dans un environnement hostile et réfractaire où les populations, rurales surtout, sont encore hantées par des préjugés sur les vaccinations ; où les populations sont méfiantes vis-à-vis des pouvoirs publics dans cet élan de vaccination gratuite et à domicile alors que les enfants et même des personnes adultes meurent encore à cause d’un simple palu dans nos dispensaires, il n’est pas du tout aisé de voir les parents accepté de vacciner leurs enfants : la méfiance et l’indifférence vis-à-vis de l’autorité sanitaire n’est donc pas une surprise. C’est face à ce constat amer que ces agents ont compris que les personnes handicapées pourraient psychologiquement faire changer l’opinion négative de ces familles sur les objectifs des vaccinations. La présence d’une personne handicapée est sans doute la solution devant ces parents hostiles qui seraient prêts, pour beaucoup, à céder devant quelqu’un qui a survécu à la maladie et qui en porte des séquelles.

Les personnes handicapées sont les mieux placées pour jouer le rôle de « père-éducateurs », d’interlocutrices les plus crédibles car elles sont des exemples et des témoins vivantes. Evidemment, cette dernière campagne ne leur laissera pas le temps aux partenaires de mobiliser suffisamment les associations en vue d’un important déploiement pour la cause étant donné que ladite campagne comme ce 30 octobre 2014.

Il faut tout de même signaler que l’Etat Camerounais a cette fâcheuse habitude de considérer que les personnes handicapées sont des bons-à-rien, des personnes de seconde zone et par conséquent ne se prive pas de ne pas les associer pour venir à bout d’un phénomène qu’il voudrait éradiquer. Certains parleront, bien entendu, de cette fébrilité des associations des personnes handicapées dans leur positionnement social. Soit. Les personnes handicapées ont, eux aussi, ce fâcheux défaut d’être toujours derrière la scène, réservées et attentistes. Cette attitude vient du fait que les familles, privées du soutien, ont appris à s’occuper seule de leurs enfants handicapées. D’autres avaient même honte de faire savoir à la communauté qu’elles ont un enfant handicapé. Cette attitude est même plus répandue et elle est aussi considérée à l’heure actuelle comme le principal frein à la lutte pour la protection et les droits des personnes handicapées. Ce refus de s’engager, cette indifférence face à la société qui elle-même est indifférente vis-à-vis d’elles, j’allais dire cette indifférence réciproque est et restera un gage pour la persistance et la survie de la polio au Cameroun. En tout état de cause, on ne peut pas attendre que toutes les personnes soient engagées simultanément pour des actions sociales. Il faut faire avec celles qui souhaitent s’engager. Sinon, cette indifférence fera que la polio se portera bien parce qu’elle aurait de beaux jours devant elle.  Il appartiendra donc encore aux pouvoir public et même à toute la communauté de permettre à ces personnes de sortir de cette « prison » qui ne leur sert pas, qui ne leur permettra pas de s’épanouir. Cette problématique a surement échappé à ces acteurs de la lutte contre la polio, pourtant elle a donné des résultats positifs dans certaines circonstances. Comprenne qui pourra.

Tchakounté Kemayou


« Prix Bibi Ngota 2014 » du journalisme contre l’impunité en Afrique

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Pour sa troisième édition, l’association « Tribunal Article 53 » lance le concours du meilleur article de presse qui s’est illustré contre l’impunité en Afrique. L’innovation de cette année augure une montée en puissance dans les années à venir avec la participation du Ministère Allemand des Affaires Etrangères. Initiative purement camerounais, le « Prix Bibi Ngota » du journalisme naît dans un contexte où la liberté de la presse est vécue comme une épée de Damoclès sur la tête des journalistes et blogueurs. Un pays qui a un déficit dans un domaine où l’écriture constitue le produit commercial destiné à la connaissance et à l’information du peuple.

Le choix de la dénomination de ce prix dès le lancement de la première édition a fait l’objet de beaucoup de critique à l’endroit de son principal initiateur en la personne de Patrice Naganang, écrivain et enseignant à l’Université de New-York. Certains journalistes avaient estimé que Bibi Ngota, du nom du journaliste qui est mort en prison suite à une arrestation musclée pour avoir diffusé une information qui incriminait le secrétaire général de la présidence à l’époque, Laurent Esso, dans son journal dont il était le Directeur de Publication (DP). Une détention qui avait été jugée d’arbitraire par certains journalistes et analystes qui estimaient toutes les procédures judiciaires n’avaient été respectées en la matière. D’autres, par contre, estimaient que Bibi Ngota n’était qu’un pseudo journaliste qui faisait dans la mendicité. La spécialité de Bibi Ngota, arguaient-ils, était le chantage. Il s’impliquait dans les affaires où les pontes du régime et du parti au pouvoir étaient incriminés pour se faire beaucoup de sous car l’article en question n’était pas rédigé en respectant les canons du métier. C’est fort de cette embrouillamini dans le milieu de la presse au Cameroun et de ce débat récurrent sur la liberté d’expression qui est considérée comme le cache sexe de la tyrannie de Yaoundé que l’écrivain décide de créer un prix au nom du journaliste décédé en prison faute de soins médicaux. Beaucoup d’eau a coulé sous le pont et la troisième édition vient donc d’être lancée pour le bonheur des journalistes Camerounais et Africain en général.

Qu’à cela ne tienne, il faut tout de même se réjouir du fait que ce prix vienne enrichir l’environnement de la presse Africaine meurtrie par le poids des politiques qui, de manière cynique et invisible, mènent la vie dure aux journalistes en plein exercice de leur métier. Il y a donc longtemps que les journalistes sont considérés comme des veilleurs et gardiens d’opinion, des formateurs d’esprit libre considéré comme un élément fédérateur d’une libération du Continent du joug de la servitude. L’épée de Damoclès dont il est question ici est cette récurrence et cette volonté malsaine de marteler par des coups de sanctions pécuniaires, privative de liberté, suspension provisoire ou non des organes incriminés, etc. Une sorte de tendance à une liberté sous condition, comme pour dire que : « Vous pouvez dire tout ce que vous voulez, mais sachez que la loi c’est nous, pas vous… » ; Comme ces chaînes de radios et télévisions créées à tout vent et qui sont incapables de respecter toutes les conditions financières exigées pour l’autorisation de fonctionnement et d’ouverture et que l’Etat laisse fonctionner sous le régime de « Tolérance administrative » ; Comme cette subvention de catéchiste appelée « Aide à la presse » prenant les journalistes comme des mendiants de la soupe du soir. Les prix qui valorisent les travailleurs, les ouvriers de l’écriture dans un environnement hostile où on pense plus au fouet, à la chicotte, au bâton qu’à la récompense. Ne faut-il pas se réjouir de ce prix nonobstant les quolibets débités de part et d’autres pour donner à ce prix un caractère non moins de sectarisme ? Est-ce la personne de Patrice Nganang qui fait problème ou le choix de Partice Nganang lui-même pour le feu Bibi Ngota considéré comme pseudo journaliste ? Les questions restent posées compte tenu de l’ampleur de la situation où trois journalistes à savoir Rodrigue Tongué, Félix Cyriaque Ebolé Bola respectivement des quotidiens Le Messager et Mutations, Baba Wamé, enseignant de journalisme à l’université de Yaoundé 1 se présenteront dès ce jour au tribunal pour détention d’informations susceptibles d’atteinte à la sécurité de l’Etat. En tous les cas, contentons-nous de célébrer ce prix et plus particulièrement du thème de l’impunité.

Et Bonaventure Tchucham, un camerounais de la diaspora, dans un forum de se réjouir lui aussi du « choix du thème de l’impunité, couplée à la promotion du courage et de l’excellence journalistiques » qui, pour lui « semble un choix des plus judicieux si l’on tient compte de ce que l’impunité est la principale circonstance aggravante, si ce n’est même la cause, des dysfonctionnements les plus scandaleux dans notre pays et ailleurs en Afrique, et aussi du fait que la crispation de nos satrapies tropicales face à la contestation maintient des réflexes ataviques de répression sauvage de la libre pensée et du journalisme indépendant, ce qui exigent de ceux qui osent braver ces régimes, qu’ils aient des c… bien accrochées! Nos pays ont certainement besoin de journalistes qui entendent bien le sens de leur profession et assument leur rôle de chiens de veilleurs et de « braqueurs de la lumière sur les cancrelats », de quatrième pouvoir; en particulier dans des pays où l’autocratie a ruiné toute l’économie de la séparation républicaine des pouvoirs: il ne reste dans ce cas, en réalité, plus que deux pouvoir, celui de « l’empereur présidentiel » (dixit Owona Nguini), et celui du journalisme courageux qui excelle dans le braquage de la lumière! ». Oui, pourquoi ne pas récompenser ces ouvriers qui bossent dans un tel environnement où un mot, un phrase « mal placée » pourrait entraîner à la mort comme Bibi Ngota ?

In fine, on ne peut que se réjouir sur la survie de ce prix malgré les couacs et en même temps regretté de la méfiance de certains à mettre la main dans la poche et laisser le ministère Allemand des Affaires Etrangères venir nous montrer ce que nous-même nous pouvons faire pour le bonheur de la presse : « Nos gros bourgeois donneraient un sens à leur fortune en finançant comme mécènes de tels prix, au lieu d’offrir des édifices et autres institutions universitaires à un État délinquant et déliquescent! Si nos riches hommes d’affaire ont été approchés et ont refusé de financer une initiative aussi louable, que la honte les couvre, et que donc tout le bénéfice en vienne aux larrons qui savent profiter des vides historiques » (Bonaventure Tchucham).

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Charles Ngah Nforgang, Christian Locka du Cameroun et Dialtabé Diop de Mauritanie pour l’édition de 2012
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Anne Matho et Christelle Kouetcha du Cameroun, et Dialtabé Diop de Mauritanie pour l’édition de 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


COMMUNIQUE MEDIAS

Le Tribunal Article 53 a l’honneur de vous annoncer le lancement du prix Bibi Ngota 2014 du Journalisme contre l’Impunité en Afrique. Le prix, à dimension panafricaine et bilingue (français et anglais), couronnera une pièce journalistique faite pour la presse, la radio, la télévision ou le net sur un pays africain par un journaliste basé en Afrique, et publiée entre le 12 novembre 2013 et le 12 novembre 2014. La pièce doit avoir pour thème l’impunité dans ses aspects juridique, militaire, politique, économique, environnemental, sociétal, des genres et autres.

Le lauréat du premier prix recevra 1 million de Fcfa

Le lauréat deuxième prix recevra : 300,000 Fcfa

La mention spéciale du jury s’élèvera à 200,000 Fcfa

 

 

Les articles seront soumis à : bibingota@…, ou : nganang@…

Le dernier délai des soumissions est fixé au 12 novembre 2014.

 

Les membres du jury pour l’édition de 2014 sont : Jean-Bruno Tagne (Le Jour, Cameroun); Cyriaque Ebole Bola (Mutations, Cameroun); Agnès Taile (Le Septentrion, USA/Cameroun) ; Dibussi Tande (bloggeur pour Scribbles from the Den, USA) ; Simon Inou (ancien à Le Messager,Autriche) ; Herbert Boh (journaliste, USA).

Le prix dorénavant biannuel, qui célèbre le travail journalistique d’excellence et de courage, est institué en la mémoire du journaliste Bibi Ngota mort en incarcération en 2010. Les précédents lauréats sont : Charles Ngah Nforgang, Christian Locka du Cameroun et Dialtabé Diop de Mauritanie pour l’édition de 2012 ; Anne Matho et Christelle Kouetcha du Cameroun, et Dialtabé Diop de Mauritanie pour l’édition de 2013. Les participants aux deux précédentes éditions étaient originaires du Cameroun, de la RDC, du Togo, du Tchad, du Sénégal, de Mauritanie, du Bénin.

L’édition 2014 du prix Bibi Ngota est financée par le Ministère allemand des relations extérieures, et la remise des prix aura lieu le 8 décembre à Douala, sous le haut patronage de l’ambassadeur d’Allemagne au Cameroun.

www.tribunalarticle53.com
Secrétaire du

prix Bibi Ngota

Patrice Nganang, écrivain

(USA)

nganang@…
Coordinateur national

du Tribunal Article 53

Gérard Kuissu Mephou

(Cameroun)

kuissugerard@…

Tel : 77633799

Pour les détails sur Bibi Ngota et les conditions de sa mort, klicker ici :

https://cjfe.org/resources/features/cjfe-remembers-bibi-ngota

 

Tchakounté Kemayou


20 Octobre 2014. The Kadhafi Day (Élégie) : Ô Mouammar Kadhafi, l’Afrique te pleure !

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Alors que certains clowns africains reprenant toujours la dialectique morbide et mortifère occidentale pour décrier le frère Guide Mouammar Kadhafi, il restera malgré tout éternel. Pour la Libye et pour l’Afrique. Le 20 octobre est désormais une journée mémorielle en hommage au Colonel Mouammar Kadhafi, sauvagement assassiné par l’occident et ses complices qataris et saoudiens au nom du soi-disant «printemps Arabe ». Initialement publié le 20 octobre 2012, l’élégie en dessous sera et restera toujours d’actualité. Nous avons apporté quelques modifications au niveau des dates. Cet assassinat macabre a plongé la Libye dans le chaos. 

Ô Mouammar Kadhafi, l’Afrique te pleure !!

Comme dans un rêve, jour pour jour, il y a trois ans déjà,

Mouammar Kadhafi, où que tu sois, nous pensons à toi;

Ils t’ont assassiné pour mettre toute l’Afrique au pas,

Cet assassinat morbide, œuvre de nazis et renégats,

Impunis et fiers de t’avoir fait passer de vie à trépas.

Ô Mouammar Kadhafi,  l’Afrique te pleure !!

Mais, une main invisible, demain, les frappera,

Il ne la verront pas mais, avec force, elle arrivera.

Dans la mémoire collective, malgré tout, tu resteras,

Ton charisme, ta prestance et ta générosité sont là,

Et, avec nos actions coercitives, nos actes, tu survivras.

Ô Mouammar Kadhafi, l’Afrique te pleure !!

Ta mort nous a fait prendre conscience de leur furia,

Cette impétuosité démoniaque qui résiste à la vraie foi ;

Ainsi va la vie, faite de folie et de la faculté des aléas,

Le manque de discernement de ton peuple les tuera,

Malgré leur amnésie, le regret de leur barbarie naîtra,

Ô Mouammar Kadhafi, l’Afrique te pleure !!

Nonobstant la basse besogne dictée par « leur » Allah,

Mitaine de la mort, folie de la vengeance de scélérats,

Cette action méphistophélique nous a laissé sans voix.

La Libye est aujourd’hui meurtrie et constate les dégâts.

C’est la putréfaction avancée d’une société sans foi ni loi

Ô Mouammar Kadhafi, l’Afrique te pleure !

Merci à Rex Kazadi pour l’affiche…!

Source: Allain Jules


L’inhumation de la belle-mère de Paul Biya à M’voméka fait jaser

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La regrettée Madame Mboutchouang, née Ndongo Mengolo Rosette Marie

C’est le 2 octobre dernier que la mère de la première dame, Chantale Biya, est décédée. Rosette Mboutchouang a été inhumée ce vendredi  (17 octobre 2014) à M’vomeka, village natal du président Paul Biya, son beau-fils. L’implication de la Direction du Cabinet Civil de la présidence de la république a vite fait de donner, à ce qui était considéré comme un deuil familial, une allure d’obsèques officielles. Du coup, l’inhumation de la belle-mère dans le caveau familial du président Paul Biya fait jusqu’aujourd’hui l’objet des commentaires sur ce qu’on peut appeler la forfaiture de la famille présidentielle pour avoir enfreint les habitudes liées aux principes qui voudraient que le corps d’une femme mariée à l’état civil soit la propriété exclusive de la famille de son mari.

Pendant toute une semaine, depuis le 13 octobre 2014 jusqu’au vendredi 17 octobre, jour des obsèques, la capitale Yaoundé a vécu des moments forts de mobilisation de tous les personnels de l’administration publique. Pendant deux à trois jours, les rues de la capitales ont connues des embouteillages dus aux barrages dressés sur des rues principales pour causes de deuil : levée du corps, messe funèbre, veillée et départ pour le village M’voméka, au Sud du pays. Mais, ce qui fait jaser dans les chaumières, c’est cette attitude qu’à Paul Biya devant la mort de ses proches :

Sa maman est morte, il a été discret ; son grand-frère est mort, il a été discret ; sa première femme est morte, il a été discret ; la maman de sa deuxième femme meurt, c’est trois jours pratiquement fériés et chômés à Yaoundé, l’ensemble des médias qui sont mis en alerte, c’est 24/24 dans la chaîne d’Etat, c’est le ballet en haut, c’est le ballet en bas. La différence ? Sa maman, son grand-frère, et sa première femme étaient des êtres discrets – pas Chantale. (Patrice Nganang).

La personnalité de Chantale Biya est d’un caractère imposant. C’est une femme qui veut marquer sa présence par une « diplomatie de présence » qui fait dire à beaucoup d’analystes qu’elle est souvent à l’origine de certaines décisions présidentielles. Elle a donc sa marque dans le système. Il est aussi évident que les décisions les plus rocambolesques comme celle de l’inhumation de sa mère dans la concession de son mari sont perçues comme une forfaiture.

La mainmise des hommes de pouvoir sur les des médias

Le ministre du travail et de la prévoyance sociale, par ailleurs secrétaire général du RDPC, parti au pouvoir, a fait une sortie fracassante qui est semblable à une mise en garde de la presse Camerounaise qui a fait de ce deuil ses choux gras :

Alors de grâce, respectons la mort, puis respectons la défunte, puis taisons nous et prions Dieu pour elle, pour tout le bien qu’elle a su et pu faire. Merci et pardon à mes Amis et mes Ennemis de la presse camerounaise pour ce rappel afin que nous puissions, si cela est encore possible pour chacun d’entre nous, rester décents, dignes et sereins pour l’accompagnement de cette grande Dame.

Il serait particulièrement important ici de commencer ce billet par signaler que dans l’opinion collective au Cameroun, l’image que les citoyens portent sur Chantal Biya n’est pas particulièrement reluisante. C’est un fait qui ne trompe pas lorsque l’on évoque son nom au détour d’une conversation. La mort de Jeanne-Irène, la première femme de Paul Biya, survenue en 1993 (si ma mémoire ne me joue pas de sales tours) a laissé un souvenir amer sur les circonstances de sa mort. Beaucoup des dits et des non-dits ont été dits sur la disparition de cette femme de caractère, simple et modeste, infirmière de son état, qui avait l’art, semble-t-il, de comprendre et de maîtriser les arènes du pouvoir que son mari. Ce souvenir reste, jusqu’à ce jour, nostalgique chez ceux qui admiraient son charisme. Chantale Biya qui est l’actuelle première dame n’a pas encore ou ne réussira jamais à changer la sympathie que les Camerounais avaient pour Jeanne-Irène. Son style, son accoutrement, et sa coiffure d’une extravagance sans commune mesure ont toujours fait l’objet des critiques et d’un certain dédain. Certains Camerounais commençaient même déjà à se remémorer de l’image de la simplicité de la feu Jeanne-Irène. En plus, un certain mystère continue d’être entretenu sur la personne même de Chantal Vigouroux (son nom de jeune fille) qui est connue comme une fille de nuit avant d’avoir épouser le président de la république. Une fille mondaine, donc. En écrivant donc ce billet, j’ai donc pensé qu’il faille mettre mes lecteurs que vous êtes dans le bain de cette atmosphère qui est celui de la suspicion lorsqu’on fait allusion à Chantale Biya. Car le mystère qui entoure le personnage est systématiquement entretenu par les hommes de pourvoir et les grands commis de l’Etat qui vont jusqu’à mettre la pression dans les rédactions des quotidiens locaux pour éviter que cette image que l’on dit loufoque s soit exposée sur la place publique. La raison, nous la savons et la voyons tous : Chantal Biya est un des syndromes les plus palpitants de la malfaisance qu’est ce régime.

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Le couple présidentiel au perron de la Cathédrale de Yaoundé

Chaque fois que le nom de la première dame est mêlé à quelque sordide histoire, on ne peut donc s’empêcher d’assister à des débats émotionnels et sensationnels, mais qui ne sont pas dignes de moins d’intérêts. Cette perception qu’ont les Camerounais de l’actuelle première dame : « femme de nuit », donc de femme « difficile » de Chantou (comme l’appellent affectueusement les Camerounais qui ont fini par se familiariser à elle) est pour beaucoup à l’origine de cette décision d’inhumer sa mère dans le caveau familial de son mari, président de la république. C’est ce que beaucoup ont appelé « la confiscation des « biens » de Monsieur Mboutchouang », le désormais veuf. Pour les défenseurs de cette thèse ubuesque, la famille présidentielle a abusé du pouvoir pour enfreindre la loi du mariage qui veut que la dépouille de la d’une femme décédée appartienne à son mari et sa belle-famille. On ne pourrait donc expliquer autrement cette décision qui frise le ridicule. Des arguments allant dans ce sens évoquent même l’hypothèse de la tradition pratiquée dans la région de l’Ouest Bamiléké qui voudrait qu’une femme dotée devrait être la « propriété » du clan d’adoption. Badenkop qui est le village natal du veuf, avait même honoré la regrettée Rosette au rang traditionnelle de Maffo (Reine-mère), titre donnée aux femmes qui se sont illustrée par leurs services rendus au village. Elle était donc considérée comme l’une des personnalités de premier rang du royaume. Elle avait donc droit, en tant que fille par alliance (par la dot), aux cérémonies traditionnelles dues à son rang. Rosette était même vénérée par la population qui l’a élue, pour la seconde fois, maire de Bangou en 2013. L’évidence est donc là ! Le pouvoir et l’argent en ont décidés autrement, laissant tout le village et Monsieur Mboutchouang, plus veuf que jamais, sans caleçon en plein carrefour. Le pauvre !

Le contre-pied d’un notable : Albert Dzongang

Albert Dzongang, homme politique et notable dans la région Bamiléké à l’Ouest Cameroun, dans une interview du quotidien Le Messager, évoque le principe selon lequel « la dépouille d’une femme décédée reviendrait à son mari n’est toujours appliquée à la lettre ». Pour lui, dans chaque famille, il y a des particularités et des spécificités qui échapperaient à tout étranger qui ne maîtriseraient pas les tenants et les aboutissants d’une décision considérée comme non-sens. Avant d’en faire un commentaire, je vous livre un extrait de cette interview :

Chez les Bamiléké il y a ce que l’on appelle discussion. Quand une femme a connu deux hommes avec des enfants à la clé, le lieu de l’enterrement est l’émanation du choix des enfants nés de différents endroits qui s’accordent sur ce lieu. Dans le cas d’espèce, Rosette n’avait pas d’enfant avec Ernest Mboutchouang né à Bandengkop. Dans nos traditions, les morts ne sont pas morts. Nous sommes tenus de les vénérer. Chez les Bamiléké cela se symbolise par l’enlèvement du crâne ou la fête annuelle pour les temps modernes. Croyez-vous que l’unique fille (Chantal Biya) et les petits enfants, qui ne sont jamais allés à Bandengkop, iraient déposer des gerbes de fleurs sur la tombe de la maman ou de leur grand-mère ? Le premier choix du lieu d’enterrement n’appartient pas à Monsieur Biya, ni à Ernest Mboutchouang. Mais à Mme Chantal Biya. Par ce que sa mère n’était pas mariée à son père. Cela signifie que normalement la dépouille de la maire irait chez le premier mari qui aurait doté la femme, monsieur Vigouroux. A la mort de Rosette, combien de personnes sont supposées être attachées à son histoire ? D’emblée son mari, sa fille, Chantal Biya, ses petits-enfants. Si on fait le vote de façon démocratique, c’est le côté de sa fille et ses petits-enfants qui prédomine. De ce point de vue, Rosette ne peut qu’être enterrée qu’à un endroit où son enfant et ses petits-enfants auront un accès facile. Comme il est établi que Paul Biya a doté Chantal, c’est son épouse, sans polémique aucune, ils ont des enfants. Chantal Biya ne pourrait en aucun cas être enterrée ailleurs si elle avait eu un deuxième homme. Elle sera enterrée à Mvomeka’a. Dans cette optique, il est de bon ton qu’elle inhume sa mère là où elle-même sera enterrée avec ses enfants et petits-enfants.

Il s’avère d’abord important de relever quelques principes : 1-Rosette Mboutchouang a vécu avec deux hommes et a eu une seule enfant qui est celui du premier, donc Chantale Vigouroux ; 2-Selon la tradition Bamiléké, la dépouille appartient au premier, mais n’ayant ni doté ni épouser à l’état civil, cette dépouille ne lui appartient donc plus ; 3-Même si Monsieur Mboutchouang ne l’a pas doté, il est évident que qu’il a épousé Rosette à l’état civil puisqu’elle portait son nom. Théoriquement, donc, c’est à Monsieur Mboutchouang que revient la décision du lieu d’inhumation ; 4-Il est donc absurde, pour Albert Dzongang, d’être certain que Paul Biya a doté Chantou et d’émettre des doutes sur la dot de Mboutchouang. Cette posture a pour but de justifier l’acte du couple présidentiel qui relève de la forfaiture, du rapport de force, car Mboutchouang n’a rien à dire et est invité à la fermer. Il est évident qu’il peut rien face une intimidation invisible mais compréhensive. A la suite d’Albert Dzongang, on se serait attendu que la dépouille soit remise à la famille de Nanga-Eboko, village d’origine de feue Rosette.

Une affaire strictement familiale

Cette affaire a fini par mettre de l’huile sur le feu à tel point que les voix se sont élevées pour demander aux Camerounais de ne pas se mêler de ce qui ne leur regardait pas. Certains trouvent donc que c’est une affaire strictement privé et familiale et que les positions des uns et des autres ne changeront rien. Extrait du coup de gueule de Mathieu Youbi :

De quoi parle-t-on ? D’enterrement qui se passe ailleurs autre que là où ça devrait se passer ? Mais pourquoi devrons nous réfléchir à la place des autres pour des problèmes qui ne nous concernent pas ? Oui elle était marié à un bamiléké, ce bamiléké a peut-être voulu qu’elle soit enterré au prés de sa fille unique, c’est possible, qu’en savons-nous ? L’époux est-il majeur ? S’est-il plaint ? Alors nous parlons de quoi ? Tout couple a ses secrets, sommes-nous dans leur secret ? Ceci pour dire que NOUS sommes mal placés pour débattre des choses d’un couple majeure. Ces questions pour dire cessons de discuter avec l’affection et surtout sachons rester à notre place. Par ailleurs, pour ceux qui sont dans les arcanes du pouvoir et qui savent comment ce couple en est arrivé là, cette dame fut mariée avant, tout comme l’époux à d’autres femmes et fut le mari pour combler une circonstance, je dirais même que ce fut un mari protocolaire et donc de quoi parlons-nous ? J’entends parler de crane, quelle hypocrisie, cette femme n’a aucun enfant avec son époux, les qui vont s’incliner sous ce crane ? Ce monsieur n a pas construit de case au village, alors où va rester le crane ?

Il faut tout simplement dire, pour répondre à Mathieu Youbi : 1-que cette affaire familiale serait loin d’être strictement privé puisqu’il relève du couple présidentiel ; 2-Cette forfaiture ou mieux cette injustice fera jurisprudence désormais. On ne peut donc considérer que cette affaire relève de la banalité en insinuant que « NOUS sommes mal placés pour débattre des choses d’un couple majeure ». Autrement dit, comme le Cameroun c’est le Cameroun, on assistera désormais aux querelles de familles où la plus riche exigera la dépouille de leur fille civilement mariée à un homme qui aura la malchance de n’avoir ni argent ni pouvoir. C’est justement où se trouve l’enjeu de cette affaire considérée à tort comme « des problèmes qui ne nous concernent pas ».

Tchakounté Kemayou


CAN 2015 : Les Lions font douter

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La sympathique formation siera-leonaise a imposé un nul vierge (0-0) à l’équipe camerounaise sur la pelouse du stade omnisports Ahmadou Ahidjo située dans la cuvette de Mfandena à Yaoundé. Un résultat qui survient au lendemain de la double victoire obtenue, à l’entame de cette compétition, respectivement à Lumumbashi face au Congo démocratique (2-1) et devant la Côte-d’Ivoire à Yaoundé (2-0). 

Ces deux performances, obtenues de la plus belle des manières, avaient excité les fans des « Lions » à se libérer psychologiquement. Encore qu’elles survenaient après une longue et interminable attente. L’équipe nationale dans l’indiscipline, l’impréparation, bref l’improvisation habituelle ne parvenait pas à arracher le sourire de ses nombeux suppporters. Tant l’environnement était pollué et les performances mauvaises. La nouvelle cuvée semble redonner l’espoir en offrant du beau jeu par moments plombé par l’inexpérience. Toutefois, nous avons douté, à la 3e journée, devant une modeste formation, par ailleurs traumatisée par un virus qui les suit partout sans être « vu ». Aucun cas découvert ou identifié depuis la descente d’avion à Yaoundé. Il faut désormais parier sérieusement sur la capacité de nuisance de ce groupe de jeunes homogène, volontariste et mentalement fort. Un nul qui traduit dans les faits l’ordre de priorité dans leurs besoins. Les Siera-Leonais sont venus jouer. Ebola, en territoire étranger, est secondaire et peu préoccupant. Leur manière de jouer et leur enthousiasme illustrent parfaitement. 

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Penser à l’équipe et à la victoire
En tous les cas, en quittant Monrovia, ils savaient qu’Ebola restait au pays et la qualification à jouer ailleurs notamment à Yaoundé. Sont-ils encore dans la course ? Mathématiquement, la réponse est négative. Mais, sait-on jamais. Avions-nous la mémoire courte ? Un incident de parcours pourrait leur profiter comme ce fut le cas avec les Lions indomptables et les Eperviers du Togo en Coupe du monde FIFA.  Nous n’en sommes pas encore là. La rencontre de mercredi prochain, synonyme de retour en territoire camerounais, sera déterminante et capitale surtout pour le Cameroun qui compte 7 points désormais devant la Côte-d’Ivoire 6 points, le Congo démocratique 3 points et la Siera-Léone 1 point. Point négocié devant le leader du groupe. Un détail à prendre au sérieux car de nature à booster le moral. Il nous souvient que cette équipe n’est pas un enfant de choeur en dépit de ses performances et son classement. Les Ivoiriens eurent raison d’elle sur un score étriqué de 2-1. Un signal fort qu’on a négligé probablement. L’encadrement technique du Cameroun doit irréversiblement regarder, sans répit et dans tous les sens, le film de la rencontre aller pour déceler des failles en évitant d’en commettre. L’heure est à la vigilance et à la concentration. Le temps me semble court pour réfléchir autrement.

Les gars doivent garder le moral haut. Penser à l’équipe et à la victoire. Condition sine qua non pour éviter de nous replonger dans le doute du passé. 

Fernant NENKAM


Mondoblog : Matango Club a 1 an déjà!!!

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Je me rappelle que c’était le 09 octobre 2013 que mon premier billet a été publié ici même à la suite d’une sélection au concours de la plateforme Mondoblog 3ème session. Puisque la première de tout ce qui fait partie de ce monde: la naissance, les projets, le pouvoir et que sais-je encore, est une occasion de se rappeler des moments forts pour une sorte de bilan, je casse la tradition pour vous proposer l’article qui a fait l’objet de ma sélection. 

Il s’agit d’une histoire vraie qui m’a tout de suite inspirée alors que je venais de recevoir un mail de l’émission « Atelier des médias » de RFI me proposant de participer au concours Mondoblog 3ème session (2013). Comme tout le quartier en parlait, j’ai donc bondi sur l’occasion, comme on dit à Douala, et simuler le rôle de reporter. Je ne vous en dis pas plus, lisez seulement.

 

Les histoires des voisins

Le quartier chaud de Douala a vibré. Oui, vibré pendant plus de quatre heures d’horloge dans la nuit du 5 au 6 septembre 2013. Même une pluie diluvienne n’a pas pu calmer les ardeurs et le brouhaha perceptibles de loin. De loin même.

Après une rude journée de travail bien intense, en voulant me précipiter pour un repos bien mérité, je fus donc alerté par ces tintamarres à nul autre pareil. Je retiens mon souffle. Bépanda est un quartier qui peut surprendre à tout moment. Une idée me vint à l’instant: surement, il doit avoir une de ces inondations comme il est de coutume dans ce quartier chaud et insalubre. Un coup d’œil à travers les ouvertures ne me renseignait aucunement sur la suite de mes idées. Perplexe. Troublé. Qu’est-ce qui peut bien se passer à cette heure tardive, même si on en a l’habitude ? Malgré la réputation du quartier à nous révéler des histoires à dormir debout, je retenais tout de même mon attention sur le brouhaha.

L’attente fut longue et je me résolus à y voir claire dans ce qui apparaissait comme étrange à mes yeux de citoyen paisible. Mon arrivée sur les lieux coïncide donc avec celle de la police qui avait été alertée pour calmer les esprits. C’est mon voisin le plus proche. Un ami. Un frère, comme on dit chez nous au pays de Roger Milla pour désigner celui avec qui on sympathise amicalement. Je ne me souciais de rien tout en espérant être l’une des personnes à qui le voisin viendra faire des révélations sur ce qui lui arrive de si grave. Le temps que la police mette le calme, monsieur mon voisin, dans une colère sauvage s’avance vers moi en jurant au nom de sa feue mère : « Nadège, va au diable… Vilaine femme… Tu n’as pas honte de me faire ça? Fille du diable… Maudite que tu sois… Saleté et ordure.

J’ai cru à un acte d’infidélité ou de trahison. Que nenni. Il s’agit d’une sordide histoire d’immigration. Oui, une histoire d’immigration qui a mal tourné. J’allais dire, qui a été monté de toute pièce. Monsieur mon voisin raconte qu’il a été berné par Nadège. Mais, comment? Lui demandais-je. Mon voisin vit avec Nadège, sa femme, depuis sept ans maintenant. Il y a deux ans, fatiguée des promesses de mariage, elle a eu à imaginer une stratégie qui a fini par donner du fruit aujourd’hui. Elle avait informé son copain, monsieur mon voisin, d’une opportunité de voyage au Canada intitulé « Programme d’immigration choisie du Québec ». Ça tombait à pic parce que monsieur mon voisin en rêvait lui aussi. Nadège, médecin, est donc considérée comme requérante principale. Pour venir à bout de son stratagème, elle alla jusqu’à reconnaître les deux enfants de monsieur mon voisin. Alors, n’étant pas marié à l’époque, il décide d’accélérer les choses pour donner plus de chance à leur couple. Monsieur mon voisin commence d’abord par la dot, ensuite vint la célébration civile à grande pompe à la mairie du quartier. Enfin, une soirée bien arrosée dans un hôtel chic de la place. Ainsi, monsieur mon voisin devient l’époux de la fille avec laquelle il a vécu 7 ans sans jamais rien entreprendre. Ce n’est qu’en ce moment-là que la concubine devenue femme va reconnaître les deux enfants issus de la précédente union de son concubin. Tout était donc prêt pour que le couple heureux et la famille nombreuse aille au Canada.

C’est donc ce jour du brouhaha qui a donc attiré l’attention de tout le quartier. Parce que monsieur mon voisin à découvert que SA FEMME avait monté cette histoire de toute pièce juste pour se faire épouser!!! Comment l’as-tu découvert? Lui demandais-je encore en guise de consolation. Après moult réponses vague et autres incohérences de Nadège sur le projet de voyage, monsieur mon voisin, le MARI déçu va mener une enquête et va découvrir la « cerise sur le gâteau ». Vous avez dit que les femmes manquent de stratégies de nos jours?!

Tout a été fait pour calmer Monsieur mon voisin. Rien. André, puisque c’est son nom que vous cherchez depuis, commerçant de son état, n’a que les yeux pour se consoler. Voilà une femme ingénieuse! Mais seulement, les hommes présents ont jurés par les dieux du ciel repenser leur stratégie de promesse. Alors, chers messieurs, arrêter le vagabondage parce que les femmes sont désormais à nos trousses.

A bon entendeur, salut!

Tchakounté Kemayou


Indice Mo Ibrahim : L’exemple qui vient du Gabon

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Presqu’une semaine déjà que la Mo Ibrahim Foundation a publié ses résultats « 2014 Indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG) ». Indice dont le premier objectif est de démystifier la pensée collective qui considère le continent Africain comme le berceau, par excellence, du totalitarisme et de la tyrannie. Pour ce faire, la richissime Mo Ibrahim et la fondation choisissent de promouvoir et d’encourager une gestion publique en attribuant des notes (indices) de la bonne gouvernance. L’Afrique centrale, classée dernier du continent, le Gabon se démarque par son leadership.

Une première observation des tableaux chiffrés nous montre à suffisance que parmi les cinq régions identifiées dans le classement (sur 100 points) : 1er Afrique Australe, 59.3 points ; 2ème Afrique du Nord, 52.8 points ; 3ème Afrique de l’Ouest, 52.2 points ; 4ème Afrique de l’Est, 48.5 points et 5ème Afrique Centrale, 41.4 points), l’Afrique centrale reste le mauvais, paresseux et stupide élève de la bonne gouvernance en Afrique avec une moyenne totale de 51.2 points.

Malgré cette médiocrité de l’Afrique centrale, le Gabon d’Ali Mbongo se démarque sous tous les plans de ce classement. Ainsi, le Gabon se retrouve 2ème derrière Sao Tomé & Principe (Classement sur 100 points) : 1er Sao Tomé & Principe, 59.7 points ; 2ème Gabon, 51.0 points ; 3ème Cameroun, 47.6 points ; 4ème Congo, 43.4 points ; 5ème Guinée Equatoriale, 38.4 points ; 6ème RDC, 34.1 points ; 7ème Tchad, 32.3 points et 8ème RCA, 24.8 points.

L’analyse de chaque rubrique dans la classification des indices : 1-Sécurité et état de droit, 2-Etat de droit, 3-Redevabilité, 4-Sécurité individuelle, 5-Sécurité individuelle, confirme ce leadership du Gabon depuis l’avènement du président Ali Bongo qui a succédé à son feu père Omar Bongo. Sur ces cinq indices, le Gabon marque 4 moyennes sur 5. De quoi suscité la sympathie. La bonne position attribuée au Gabon ne peut pas être attribué au fait du hasard. La succession du père par le fils dans une république a été interprété par beaucoup d’observateurs et d’analystes comme un acte de confiscation du pouvoir politique devenu l’astuce des tyrans pour ne pas laisser échapper le pouvoir. Comme pour dire que le pays appartiendrait à la famille. C’est ce qui avait aussi été reproché, en son temps, à Eyadema au Togo et plus récemment à Abdoulaye Wade qui avait tenté, en vain, d’imposer son fils.

L’Afrique centrale, du temps d’Omar Bongo, avait été considérée jadis comme la chasse gardée du Cameroun qui était jusque-là vu comme l’Afrique en miniature, une puissance économique que nul ne pouvait détrôner. Depuis donc l’arrivée du jeune, du sang neuf à la tête de la république du Gabon, le jeune loup aux dents longues aiguise ses appétits pour le leadership que détient depuis un certain temps le Cameroun. Pour y arriver, le Gabon continue de fournir des efforts.

La présidence de la république gabonaise, par le biais de sa direction de la communication, a publié un communiqué pour prendre conscience de ses faiblesses et mettre en place des mécanismes du saine gestion de l’Etat gabonais. Ainsi, la présidence se satisfait donc de l’Etat d’avance de son indice par rapport à la situation de l’Afrique toute entière:

Depuis 2009, la progression est particulièrement remarquable dans les domaines « Développement humain » et « Sécurité et état de droit »…  L’IAAG 2014, qui place le Gabon au 27e rang avec un score de 51/100 (moyenne sous régionale 41,4/100), est le fruit de l’analyse des données de l’année 2013. Le tableau ci-dessous offre une lecture tendancielle depuis l’année 2009, faisant apparaître un classement avantageux dans les secteurs de la sécurité individuelle (8e en Afrique), de la sécurité nationale (13e), de la santé (13e), des infrastructures (17e) et de l’état de droit (20e).

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La présidence Gabonaise reconnaît aussi ses lacunes en promettant d’y remédier dans les prochaines occasions :

Avec une note intermédiaire, l’enseignement (21e) et la protection sociale (24e) sont en progression,  laissant loin derrière des secteurs comme la redevabilité, la parité, la gestion publique, l’environnement des entreprises ou encore le secteur agricole. Parfaitement informé de ces carences, le chef de l’État suivra avec grande attention l’application des directives données à la nouvelle équipe gouvernementale pour la mise en œuvre de la réforme de l’État, l’amélioration du climat des affaires et le déploiement de plusieurs projets agro-industriels.

Et Omar Bongo annonce les couleurs pour les prochains indices de 2015 :

le continent africain progresse, mais l’histoire est complexe et ne correspond pas nécessairement aux stéréotypes courants ». Ainsi des performances dans la catégorie « Développement économique durable », qui ont passé le témoin à un autre moteur de gouvernance, le « Développement humain ». Situation observée partout en Afrique par les analystes de l’IAAG, caractérisée par une progression depuis 2009 au Gabon des indicateurs Santé (+6,1) et Protection sociale (+2,4). Les dispositions annoncées en 2014 par le président Ali Bongo Ondimba en clôture des Assises sociales (famille, santé, insertion professionnelle) viendront, sans nul doute, renforcer cette tendance lors de la publication de l’Indice 2015.

Rassurant, tout de même !

C’est très instructif comme réaction. Pour reprendre le journaliste Jean-Vincent Tchienehom, au lieu de s’acharner sur ces organismes internationaux comme le fait le Cameroun lorsqu’il a des mauvais points, il serait mieux que le régime tyrannique de Biya apprenne l’humilité. En gouvernement responsable, Libreville prend connaissance de l’image que dresse de lui Mo Ibrahim et prend date pour corriger ses points faibles.

A Yaoundé, on s’en fout… Au mieux, on critique, en accusant les analystes étrangers de n’avoir rien compris, car « le Cameroun c’est le Cameroun », le Cameroun n’a pas de leçon à recevoir des organismes internationaux. Or, il faut savoir que les investisseurs étrangers que le Cameroun appelle de tous ses vœux fondent leurs décisions sur ce type de rapports qui sont nombreux: Tansparency, International Crisis Group, Département d’Etat américain, Amnesty, Reporters sans frontières, Mo Ibrahim Foundation, agences de notation, et j’en passe. Le régime de Paul Biya a alors tort de croire que le regard que l’on porte sur le Cameroun de l’étranger n’a aucune espèce d’importance.

Inutile de rappeler que l’Afrique centrale est quand même la région où se trouvent les pires et vieilles tyrannies de l’Afrique. On ne peut pas attendre mieux des tyrans à la trempe de Biya, Kabila, Deby, Sassou Nguésso ou Obiang.

Tchakounté Kemayou