Samuel Eto’o : « Tirez sur moi. Laissez mes jeunes frères tranquille »

Décidément, l’épisode Eto’o au sein de l’équipe nationale du Cameroun, Lions Domptables Indomptables du Cameroun, ne finit pas d’attiser les polémiques, des commentaires tendancieux autour de sa personne. Oui, je dis bien de sa personne, car les critiques n’ont pour la plupart rien à voir avec le jeu. La coupe du monde qui aura lieu dans quelques heures au Brésil est une occasion, une fois encore de plus, pour les médias camerounais de réveiller chez le public ce qui est considéré comme un égo surdimensionnée de la star mondiale victime de sa gloire. Comme il est de coutume donc, beaucoup d’informations susceptibles de saper le moral de la star ont circulé et circulent encore. Sans doute que ces informations viendraient des détracteurs. Même si elles s’avèrent être vraies, la question qui se posent est celle de savoir l’opportunité de la diffusion. Je suis mal placé ici pour faire un démenti et laver l’honneur d’Eto’o qui est capable lui-même d’affronter ses détracteurs. D’ailleurs, il le réitère à chaque fois qu’il se trouve devant les critiques : « Tirez sur moi. Laissez mes jeunes frères tranquilles ».

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Eto’o souriant, lors du match Cameroun-Allemagne.
Crédit photo: www.goal.com

Oui, Eto’o fait le buzz en ce moment dans les médias et les réseaux sociaux qui cherchent éperdument les boucs émissaires à qui on va attribuer une probable défaite des Lions Indomptables. Puisque lui-même accepte les flèches, il est bien servi depuis un certain temps, du moins, depuis que l’équipe nationale est entrée en phase préparatoire du mondial brésilien.

Le drapeau camerounais remis à qui de droit

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L’entraîneur allemand Finke tenant le drapeau camerounais.
Crédit photo: Thierry Ngogang

Cette image honteuse qui alimente les causeries en ce moment est à toute de même révélatrice de milles choses longtemps mises à nues et que personne n’en avait la moindre idée de ce que cela représentait. Un étranger, de surcroit, un Blanc, un « Moukala » comme on dit au matango, a bien tenu le drapeau, oui notre drapeau ; et c’est Eto’o, le capitaine des Lions Indomptables qui est en cause. Il se dit donc que les gars ont décidé, la veille du match amicale Cameroun-Moldavie du 08 juin dernier, de boycotter le match si leurs primes n’étaient pas payées. En fin de compte, sans avoir l’assurance que la situation sera décantée, les gars ont quand même convenus de jouer la rencontre en espérant que tout sera réglé d’ici avant le départ pour Brésil prévu pour le lendemain. Samuel Eto’o, en tant que porte étendard, qui était donc chargé de prendre le drapeau des mains du premier ministre a décidé de déclencher le mouvement de grève qui ne disait pas son nom. Lui et ses coéquipiers étaient restés au vestiaire et manifestaient donc, par ce geste, leur refus de tenir le drapeau national. Du coup, le vieux Finke, l’entraîneur en chef, puisque les Lions indomptables ont collège d’entraîneurs pour le Brésil, s’est emparé du symbole national, j’allais dire, de l’emblème national, signe que lui aussi est camerounais ! Comme l’a si bien dit mon compatriote Florian Gimbis dans son récent billet, ce n’est pas une surprise. Cette image démontre bien que tout ce qui appartient aux Camerounais est entre les mains des étrangers. A quelque chose, malheur est bon. Cette image ne peut surprendre que ceux qui sont naïfs : le Cameroun n’appartient pas aux camerounais. Cette image restera dans l’histoire et sera bien exploitée par les nationalistes camerounais qui accusent l’Etat camerounais d’être « néocolonial ». Preuve suffisante et parlante. Eto’o nous a donc aidé à ouvrir les yeux. C’est bien de cela qu’il s’agit au lieu de s’en prendre au pauvre « Pitchitchi ».

Confusion dans le protocole d’Etat ?

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Dans le parking présidentiel, la voiture du PM à droite et celle de Eto’o à gauche.
Crédit photo: Thierry Ngogang

Eto’o n’a pas joué le match Cameroun-Moldavie, mais il était là, présent en chair et en os. Il n’est pas non plus venu en bus, transport commun comme ses coéquipiers. Il est arrivé en voiture de sport personnelle. Mais, le hic c’est d’avoir le culot de garer sa bagnole près de celle du premier ministre chef du gouvernement Yang Philémon. Erreur du protocole, diront certains. Mais non, il ne s’agit pas de ça ! Les camerounais les plus futés en matière d’analyse le disent haut et fort : c’est une preuve que le « Pitchitchi » se croit tout permis. Comment le protocole d’Etat peut-il permettre qu’un joueur, même si c’est Eto’o, vienne se garer près de la Mercedes immatriculée PM ? Conclusion, cet Eto’o a les bras long et est bien placé, comme on dit chez nous ici. Est-ce que le « Pitchitchi » c’est n’importe qui ? Il se prend pour le vice-roi. Après le roi du Cameroun, c’est lui. Y a quoi ? Y a rien, c’est l’homme qui a peur. Même les vigiles, les gardes de corps, la sécurité d’Etat sont incapables de lui adresser la moindre parole. D’ailleurs, malheur à celui qui oserait lui intimer l’ordre d’aller garer loin. Aïe ! Il sait combien ça coûte, cette voiture sport ? Je vous jure que ce Eto’o là me dépasse seulement. Il a lui-même dit qu’il est habitué à recevoir des flèches empoisonnées des camerounais. Toutes les critiques de l’équipe nationale doivent lui être adressées, martèle-t-il à tout vent. Comme pour dire : « Le chien aboie, et la caravane passe ».

Ces histoires de primes

Souvenez-vous de la grève que l’équipe nationale a « organisée » le dimanche 8 juin dernier, jour du départ pour Victoria au Brésil. Le vol prévu à 9 heures du matin n’a plus décollé. Pour cause. Le capitaine et ses coéquipiers réclament leurs primes avant le décollage pour le Brésil. Ils sont donc, pour la plupart, restés dans leur hôtel en signe de protestation. Les négociations ont duré plus de 24 heures d’horloge, entraînant ainsi le retard du vol qui a coûté au contribuable, dit-on, plus de 200 millions de nos pauvres francs CFA que les contribuables que nous sommes allons payer. Voilà où nous en sommes avec la mauvaise gouvernance. Mais, ce qui m’intéresse ici, c’est l’impasse dans laquelle les discussions et les négociations se sont menées. Face à la réticence des autorités de se plier aux exigences des joueurs, et pour faire l’économie en temps et en argent, notre « Pitchitchi » fidèle à son arrogance, sort de sa réserve et propose une solution de sortie de crise en disant : « Je vais payer les primes des joueurs et on embarque à condition d’en discuter avec le chef de l’Etat ». C’est comme ça que ceux qui l’ont suivi rapportent les paroles du capitaine qui sont visibles dans de nombreux réseaux sociaux. Du coup, des commentaires fusent encore de partout : « Comme il est riche, il veut montrer même quoi aux camerounais ? » ; « Le chef de l’Etat c’est son ami ? » ; « Ce gamin se prend même pour qui ? ». Les détracteurs en profitent donc pour dire tout haut tout ce qu’ils pensaient tout bas. Inutile de rapporter les propos des uns et des autres ici, parce qu’il y a de tout et de rien, des verts et des jaunes, des murs et des pas murs. Bref, c’est chacun qui vide son sac sur Eto’o qui n’est que prêt à encaisser seul des flèches. En tous les cas, le « capi » est blindé, hein. Pour lui quoi ?

Le « big eyes » et le déballage d’Hélène Nathalie Séraphine Koah

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Séraphine Koah, à la fleur de l’âge. Belle!
Crédit photo: www.koaci.com

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Séraphine Koah, après sept de « menaces », dit-elle.
Crédit photo: www.koaci.com

La dernière flèche et pas la moindre, c’est le journal en ligne Koaci.com qui a publié ce lundi 09 juin l’information selon laquelle la star a menacé son ex-copine la nommé Hélène Nathalie Séraphine Koah d’emprisonnement. Ordre a été donné par la star de l’arrêter, dit-elle au journaliste qui l’a interviewé pour sa version des faits : « Il m’a fait passer trois jours au commissariat, dans une cellule infecte. Il a franchi le rubicond. Au petit matin, du jeudi 29 mai, je sortais de la boite, on m’a interpellé ». L’interview de la jeune fille qui a, dit-elle, passé sept ans à subir les menaces de la star qui a décidé de retirer à la belle Séraphine tous les cadeaux à lui offerts par le « Pitchitchi » national : « Bijoux, montres, véhicules, sous vêtement et vêtements, sacs et chaussures », etc. Mon Dieu ! Même les sous-vêtements ?! Ce qu’il y a lieu de dire ici c’est l’acharnement avec lequel tous les camerounais et plus particulièrement la gente féminine s’y est pris pour condamner la star. Toutes les femmes se sont pris à Eto’o en le traitant d’homme « violent ». Il n’y a qu’à voir comment cette Séraphine le qualifie maintenant : « Il a un côté possessif, manipulateur et dominateur. […]. C’est un homme très violent. Une fois, il parlait avec ma mère au téléphone pendant qu’il avait son pied sur mon cou ». Ces révélations sont assez graves pour une personne qui se trouve être Eto’o et surtout en cette période justement de la coupe du monde.  Cet homme qu’on qualifie maintenant de « violent » ne le devient-il que lorsqu’une femme décide de le quitter ? Je veux bien comprendre. Le temps que Séraphine a passé avec lui, lui était-il impossible de savoir que son mec était un homme violent ? Toutes ces révélations de Séraphine ont pour but d’obtenir quoi de ses compatriotes ? Bien, j’oubliais. Elle dit qu’elle est en danger parce que la star lui en veut beaucoup pour son arrogance après qu’elle ait trouvé du boulot. Conséquence, elle n’aura donc plus besoin des « cadeaux » de notre « Pitchitchi » national. Et du coup, elle décide de faire de sa vie ce qu’elle veut, pourtant son mec lui avait prévenu : « C’est moi qui t’ai faite, c’est moi qui vais te défaire ». Les filles adorent être amoureuses d’une star en oubliant ce que ça pourrait leur coûter plus tard. Voilà où peut mener l’arrogance. Comme les deux partenaires sont arrogants, le crash est donc inévitable. Au quartier, ce genre de fille, on les appelle vulgairement « The Big eyes » (« Les longs yeux », « Le gros cœur »), car elles veulent tout : la gloire, l’argent, la beauté. Elles ne rêvent que du glamour, quoi. Généralement, les conséquences sont désastreuses et la belle Séraphine vit donc ce martyr depuis sept ans. Faut-il en rire ou pleurer ? Franchement, je suis catégorique : si vous n’appartenez pas au monde de la star-mania, il faut éviter de penser qu’une relation amoureuse fera long feu, surtout pour le cas d’Eto’o qui est un homme marié avec des enfants. La séparation, il faut la préparer en conséquence surtout lorsqu’on a en face un milliardaire arrogant. D’ailleurs, Séraphine finit son interview en donnant les conseils à ses compatriotes « Big eyes » comme elle, à toutes ces filles qui font des rêves en couleur au lieu d’avoir les pieds sur terre : «  Aux filles, je dis les stars ça fait rêver. Il y a ce côté glamour, paillettes, l’envers du décor est parfois très noir. Je leur conseille d’être méfiantes ». Voilà qui est bien dit ! Si elle l’avait su et pensé elle-même avant, elle ne serait pas là aujourd’hui. Je vous assure, en homme d’expérience, les filles ne sont prêtes à suivre ce conseil. Elles sont toujours en train de sermonner : « ça ne pourra jamais m’arriver, car je suis très prudente ». Elles sont toutes comme ça ! Toujours prêtes à bondir devant les frics comme le diable. Je me souviens d’un conseil d’un oncle, paix à son âme, qui me disait toujours : « Mon fils, met ton énergie à chercher d’abord l’argent, les femmes vont te suivre et tu choisiras celle que tu veux. Si tu mets ton énergie à chercher d’abord la femme, tu perdras tout, ton énergie, ton argent et la femme ». C’est tout dire ! Pardon, Séraphine, rembourse seulement les cadeaux-là, même les strings, hein.

Pardon les filles chéries, faut pas fâcher hein ! C’est la vie.

Tchakounté Kemayou 

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Yves TCHAKOUNTE
Camerounais, doctorant, chercheur, sociologue, universitaire, chroniqueur et... blogueur. Le social, l'humanitaire, le volontariat, le bénévolat sont mes champs d'action. L'économique, le politique, le philosophique, le sociologique, bref, l'actualité du monde et de l'Afrique sont mes champs de réflexion. Vivons ensemble autrement!

3 réflexions au sujet de « Samuel Eto’o : « Tirez sur moi. Laissez mes jeunes frères tranquille » »

  1. Je wanda meme han
    une pute comme ca
    qu’elle laisse Eto’o tranquille
    cest notre champion national si elle a pu supporter pdt 7 ans qu elle supporte encore n est ce pas qu elle avait l argent et le luxe? moi je parie qu il a dit qu elle n aurait plus rien c est pour ca qu elle parle ainsi: elle a accepte de se fimer comme ca d’abord pourquoi? On la voit elle meme entrain de se filmer! c’est lui qui lui a demande? non! qu elle fiche la paix! elle n’a plus rien voila pourquoi elle agit ainsi!
    pourquoi les autres filles n ont pas parle s il etait reellement violent comme elle dit? et pourquoi maintenant? « je croyais qu’il allait changer » Ton cul ouii
    TCHUIPSS? PROFITEUSE
    TU SAVAIS PAS QU IL ETAIT MARIE?? C’est bon!

    ETO’O LE CAMEROUN TT ENTIER EST DERRIERE TOI!!!!

  2. je dis hein!!!comment on peut vivre avec un homme violant pendant 7 ans sans se plaindre????
    sans vouloir prendre un parti,je dirais que les Camerounais ne doivent pas parler sans connaitre les vrai fons du problème.dont laissez nous les histoires là,et attendez voir ce que le pitchitchi a a dire.

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