Quelle justice au Cameroun vers l’émergence 2035 …

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L’émergence en 2035 à notre entendement, signifie tout d’abord la compréhension dès à présent par vous dirigeants de votre rôle prépondérant. Ensuite, la fidélité dans l’objectivité et la rationalité des comportements au profit de l’avenir de la nation dont vous détenez les rênes du pouvoir. Et enfin, de l’exercice loyal de ce patriotisme qui recommande l’entier engagement dans vos missions, essentiellement pour le bien-être des camerounais, et non le vôtre avant tout.

Il est incompréhensible que des personnes commises à une tache publique dans un domaine délicat comme la justice, se considèrent comme des « voyous de la république », se croyant n’avoir aucun compte à rendre tant à leurs hiérarchies, ainsi qu’aux citoyens qu’ils affectent profondément dans leurs déviances.

Les seuls représentants du peuple ne sont pas uniquement les parlementaires, les sénateurs, les maires ou le Président de la République qui jouissent tous d’un pouvoir électif.Ceux qui le pensent ainsi comme certains de ces juges et magistrats, sont en véritable déroute ! Non seulement, ils devraient comprendre et admettre qu’ils participent par leur interprétation aux lois votées aux parlements, à la formulation de la volonté générale.

Bien plus, ils rendent leurs jugements « au nom du peuple camerounais », comme l’a fort opportunément rappelé Monsieur Alexis DipandaMouelle, Président de la Cour suprême du Cameroun, le 28 février 2008, à l’occasion de la rentrée solennelle de cette institution : « (…) La justice est rendue au nom du peuple camerounais. Les acteurs de ce service[…] doivent par conséquent veiller à mériter la confiance de ce peuple (…) ».

Il nous semble donc très important qu’avant d’agir de manière maladroite et contre l’ordre normal des choses, nos juges et magistrats devraient tout d’abord se rappeler qu’ils ont une grande responsabilité dans les actes et décisions qu’ils prennent. Cette responsabilité est avant tout d’ordre moral. Elle est aussi et après tout d’ordre public, à quelque niveau que ces juges se trouvent. Par conséquent, ils ont le devoir de se comporter conformément aux valeurs, et lois de la république, en se posant en permanence ces questions : « pourquoi suis-je là ?», et « pourquoi j’ai été nommé à ce poste ? ».

La « malgouvernance » qu’on a tendance à souvent décriée passe aussi par ce corps de métiers, une des raisons de ce qu’on pourrait qualifier de « malcitoyance » comme l’a dit un citoyen, si le terme sied et explique tant de drames qui se vivent au sein de nos cités, et parfois à cause de mauvaises décisions de justice, prises tout simplement sur la base des intérêts maffieux et criminels de ces hommes en toge.

Si nos ancêtres, les premiers citoyens de notre pays qui nous ont devancé où ils se trouvent en ce moment pour leurs repos éternels, se sont battus pour nous donner notre « raison d’être camerounais » d’aujourd’hui,  c’était pour que ceux qui devaient prendre le flambeau après eux, et continuer la lutte pour le meilleur épanouissement des populations, permettent coûte que vaille à ce que triomphe en permanence et pour longtemps :le bon droit et la légitimité.

Il est malheureusement regrettable que nos hommes de lois, notamment certains de nos juges et magistrats, contribuent plutôt dans leurs exactions à agir contre ces principes, en réduisant considérablement les chances de notre pays, ainsi que les ambitions formulées dans les adresses à la nation de la plus haute autorité de l’état, le Président de la République, en faveur de cette « émergence horizon 2035 ».

Nous avons encore besoin de rêver pour notre Cameroun. Nous avons aussi besoin de nous sentir chez nous, et protéger. Nous avonssurtout besoin, d’un contexte sain et rassurant, où les uns respectent les autres, et où la majorité peut encore se remettre à croire en l’impartialité des juges, face à tous ceux  pour qui la honte semble définitivement avoir foutu le camp, au regard de leurs prismes obturés portant délicatement atteinte à l’harmonie au sein des familles, et au respect de nos valeurs traditionnelles sur le chemin de cette émergence que vous nous laissez miroité pour 2035.

Une perspective d’émergence qui pour nous signifiera, avec le retour des choses à la normale : citoyenneté ; discipline ; et respect des canaux d’une justice équitable, rationnelle et logique.

Sans cela, très chers hommes de pouvoir au Cameroun, la situation qui prévaut en bas, probablement sans que vous en soyez au faite en haut, nous laisse ce relent de conviction que nous courons vers cette faillite qui semble nous poursuivre comme une tare vers l’abîme, et face aux« grandes réalisations » auxquelles nous continuons à croire quand même sous le régime du renouveau, ainsi que ces « grands chantiers », et autres grands travaux et « projets structurants » annoncés …

Monsieur NDAM BACHIROU M.

Douala – Cameroun.

Tél. : (237) 99 33 08 74

Email : bechirndam@yahoo.fr

mougnutou@gmail.com

 

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Yves TCHAKOUNTE
Camerounais, doctorant, chercheur, sociologue, universitaire, chroniqueur et... blogueur. Le social, l'humanitaire, le volontariat, le bénévolat sont mes champs d'action. L'économique, le politique, le philosophique, le sociologique, bref, l'actualité du monde et de l'Afrique sont mes champs de réflexion. Vivons ensemble autrement!

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